La fin justifie-t-elle les moyens ?
Lecture de textes de Machiavel
Le machiavélisme est fondée sur l’idée que la fin justifie les moyens. Or, Machiavel n’a jamais écrit cette citation.
Son opuscule « Le Prince » publié en 1532, soit cinq années après sa mort, a fait l’objet de différentes lectures. D’abord, au XVIe siècle, en pleine guerre des religions, tant les protestants que les catholiques prétendront que cet ouvrage est l’émanation du diable.
Les Encyclopédistes du XVIIIe siècle écrivent encore que «Le Prince enseigne aux souverains de fouler aux pieds la religion, les règles de la justice, la sainteté des pactes, et tout ce qu’il y a de sacré lorsque l’intérêt l’exigera ». A contre-sens, Jean-Jacques Rousseau soutiendra qu’au second degré, Machiavel a voulu révéler au peuple les méthodes fourbes du prince qui le gouverne.
Hegel (XIXe siècle) écarte d’un revers de main les critiques moralisantes, le loue comme premier penseur de l’État, comme l’homme qui possède « l’instinct de l’État ». Plus tard, comme théoricien marxiste italien, Gramsci (XXe siècle) verra dans Machiavel comme le premier penseur de la « lutte des classes ».
Notre atelier aura pour but de découvrir quelques extraits de cet ouvrage, d’en rechercher le sens et de les confronter avec le monde moderne.
Source utilisée : Edouard Delruelle : « De l’homme et du citoyen- Une introductio à la philosophie politique » , Ed. de boeck.